«Assez! On ne va pas payer pour vos crises! Que les riches passent à la caisse!»

Sous ces mots d’ordre s’est déroulé le 19 septembre 2020 à Vienne la première manifestation contre la crise capitaliste en Autriche. Le titre était choisi de manière volontaire, car les organisatrices et organisateurs, venus des rangs de la social-démocratie et de la gauche radicale constatent en Autriche au moins deux crises : celle du Covid-19 et celle de la récession.

Car contrairement aux affirmations des gouvernements bourgeois presque partout dans le monde la UnseUnsere Rede auf der Demonstrationrécession a commencé longtemps avant la pandémie. En Autriche, la croissance économique, au deuxième trimestre de 2019 n’était que de 0,1%. Au cours des deux derniers trimestres de 2019, le PIB s’est rétréci à chaque fois de 0,2%. D’après la définition donnée par la science bourgeoise, l’économie nationale du pays se trouvait donc dès le début de la pandémie en récession depuis au moins six mois. Que les confinements mènent à renforcement d’une crise économique déjà en cours, cela semble évident.

A côté de la revendication centrale, que les travailleurs et travailleuses ne veulent pas payer pour la crise du système, contrairement à ce que nous avons vécu lors de toutes les crises passées, les participants se concentraient sur deux autres revendications. Compte tenu de la série de fermetures d’entreprises ou encore des externalisations de la production, de nombreuses banderoles ont exigé de maintenir tous et chacun des emplois. Finalement, c’est aussi une revendication que nous avions formulée il y a des mois déjà, celle de la hausse de l’allocation chômage de 55% à 80%, qui a été soutenue par plusieurs organisations.

La manifestation combative, qui donnait de la voix, traversait une des rues commerçantes les plus animées de Vienne, de telle sorte qu’à de maintes reprises, les passants demandaient de quoi il s’agissait. Nombreux étaient ceux qui ont exprimé leur soutien à nos revendications.

Dans des rassemblements, un avant le démarrage de la manifestation et l’autre en route, on a pu entendre de nombreux discours combatifs. Le rassemblement final s’est tenu entre la chancellerie du Premier ministre et celle du président.

De nombreux orateurs et oratrices y ont rappelé le danger de la poursuite de la destruction des acquis sociaux, par ex. une collègue de l’initiative « Grève des femmes ». Les camarades de l’action antifasciste ont mis au centre de leur discours le combat contre les suppressions d’emplois.

Nos camarades de l’Association des étudiants socialistes se sont exprimés sur les conséquences prévisibles d’une politique d’austérité renforcée sur le système éducatif. Le président de la Jeunesse socialiste de Vienne a signalé le lien entre la crise et le capitalisme.

C’est aussi cet aspect que nous avons repris dans notre discours. Nous y avons souligné que le combat pour la répartition des coûts de la crise aura une importance décisive dans les prochains mois. En même temps, nous avons exprimé volontairement que ce combat ne suffira pas pour assurer à long terme une bonne vie à tous. Le capitalisme est un système où, pour des raisons qui sont inhérentes à lui-même, des crises de surproduction sont obligées de se produire de manière répétée. C’est pourquoi nous avons suggéré aux participants d’établir clairement le lien entre le combat contre la politique des restrictions budgétaires qui se font sur notre dos et le combat contre le capitalisme, car ce n’est qu’en le surmontant que nous pourrons rendre possible une vie digne pour tous.

Nous sommes conscients que cette manifestation ne peut être que le préliminaire d’un combat long et diversifié contre le fait que ceux d’en haut fassent peser la crise sur ceux d’en bas. Des manifestations seules ne suffiront pas à contraindre le capital de payer lui-même les coûts de sa crise. Pour cela, il faudra aussi des combats dans les entreprises. A juste titre, l’oratrice de l’initiative syndicale communiste et internationale a invité les syndicats à faire suivre des actes aux mots.

Le président de la centrale syndicale ÖGB a eu raison de dire dans les médias que la répartition des coûts de la crise sera la question centrale dans la période qui s’ouvre. Cela aurait été encore mieux qu’il soit présent avec des milliers de syndicalistes à la manifestation ! A part la fraction des syndicalistes social-démocrates dans le syndicat des employés du secteur privé de Vienne, l’ensemble du mouvement syndical n’a malheureusement pas appelé à la participation à cette manifestation. Mais c’est seulement lui qui a le pouvoir de stopper les plans du gouvernement du capital !

 

Schreibe einen Kommentar

Deine Email-Adresse wird nicht veröffentlicht.

Durch die weitere Nutzung der Seite stimmst du der Verwendung von Cookies zu. Datenschutzerklärung Weitere Informationen

Die Cookie-Einstellungen auf dieser Website sind auf "Cookies zulassen" eingestellt, um das beste Surferlebnis zu ermöglichen. Wenn du diese Website ohne Änderung der Cookie-Einstellungen verwendest oder auf "Akzeptieren" klickst, erklärst du sich damit einverstanden.

Schließen